« Ensemble, luttons contre l’ambroisie »

L’AMBROISIE : une plante invasive aux multiples dangers

L’ambroisie présente un danger :

  • pour la santé : son pollen très allergisant (5 grains de pollen par mètre cube d’air suffisent pour entrainer une réaction allergique chez des personnes sensibilisées). Ces pollens sont produits de la mi-août jusqu’à fin octobre avec un pic en septembre et se diffusent sur un large périmètre et génèrent des allergies : rhinite, conjonctivite, trachéite, asthme, urticaire, eczéma de fin juillet, à octobre, avec un pic à la mi-août.
  • pour la biodiversité : en envahissant les sols nus, elle concurrence nos espèces sauvages.
  • pour l’agriculture : en se mélangeant aux autres cultures, elle réduit les rendements et la qualité des récoltes.

Si on ne la contient pas, l’ambroisie se propage de plus en plus. Comme dans certains pays de l’Europe de l’Est. En Hongrie et en Croatie elle colonise 90% du territoire et 50% de la population est touchée par l’allergie.

 

Reconnaître l’ambroisie :

Les plants peuvent être petits ou très grands (plus d’un mètre de haut).

Feuilles larges, minces, très découpées, du même vert sur chaque face, ce qui les distinguent de celles de l’armoise. Ses fleurs petites et verdâtres, disposées à l’extrémité des tiges. Contrairement à l’armoise l’ambroisie ne dégage aucune odeur lorsqu’on la froisse.

Cycle de vie de l’ambroisie :

  • avril-juin : germination
  • juillet : floraison
  • août : pollinisation
  • septembre et octobre : grenaison.

Où trouver de l’ambroisie ?

L’Ambroisie est une espèce pionnière, résistante à la sécheresse, qui se développe sur les surfaces mises à nu, perturbées (le plus souvent par les activités humaines), peu importe la nature du sol.

Elle prolifère grâce aux milliers de graines qu’elle produit. Celles-ci peuvent se conserver 10 à 40 ans dans le sol.

Peu compétitive, l’Ambroisie va surtout empêcher le développement de végétaux ayant un cycle biologique synchrone avec le sien comme certaines espèces cultivées.

On trouve de l’ambroisie dans ou à proximité des cultures, des friches, des chantiers, en bord des chemins, des axes routiers et ferroviaires et plus rarement sur les berges des cours d’eau.

Méthodes de lutte efficaces de lutte contre l’ambroisie

La destruction de l’ambroisie est obligatoire (plan départemental de lutte contre l’ambroisie : arrêté n° 200-1572 du préfet de l’Isère du 7 mars 2000 affiché en mairie). Il faut :

1) Prévenir la pousse des plans d’ambroisie

  • Ne pas accepter de recevoir de la terre dont on ignore la provenance.
  • Ne pas déposer n’importe où de la terre ou des déblais provenant de parcelles infestées (sur terrain sain ou sur zones de chantier).
  • Ne pas laisser la terre à nu : la recouvrir (paillis, végétalisation avec mélanges spécifiques de graminées, géotextile,…) pour empêcher l’ambroisie de se développer.

2) Détruire les plants d’ambroisie déjà développés avant la pollinisation

  • Terrains peu infestés ou peu praticables : arrachage manuel. Les très grandes plantes s’arrachent très bien après un orage.
  • Zones très envahies :

-> tonte/fauchage/broyage : 2 passages sont nécessaires, un fin juillet ou début août et début septembre. S’il y a uniquement de l’ambroisie, il faut couper ras, s’il y a d’autres espèces, il faut couper à 10 cm.

-> Pâturage d’ânes ou de brebis : très efficace

-> Désherbage chimique seulement dans les parcelles agricoles fortement infestées : dans les autres situations l’éviter car il élimine également tous les végétaux créant ainsi des plages nues favorables à l’ambroisie.

Jusqu’à mi-juillet, les déchets d’arrachage peuvent être compostés en l’absence de pollens et de semences. Au-delà de la mi-août, les interventions sont déconseillées car elles favoriseraient la dispersion du pollen et des graines.

Cette lutte concerne :
– les terres privatives, les bords de route, les cours d’eau,
– les constructeurs, responsables en cas d’apport de terres contaminés

3) Mesures spécifiques au Domaine agricole : Destruction jusqu’en limite de parcelles (y compris talus, fossés…)

Chaumes de cultures d’hiver :

– Déchaumage : travail superficiel du sol (5 cm)
– Désherbage chimique : avant floraison pour bloquer la pollinisation

Culture de printemps :
– Maïs : Broyage, lutte chimique (au stade 6 feuilles)
– Tournesols :

  • Traitement chimique avant levée
  • Binage (au stade de 2 feuilles)
  • Utilisation de graines enrobées résistantes aux traitements chimiques

 

UN SEUL OBJECTIF : EMPECHER LA FLORAISON !

Des sanctions possibles…

Toute personne contrevenant à ses obligations s’expose à des sanctions:
– contravention de troisième catégorie. (PV par la gendarmerie ou par le Maire : 450€.)

– le Maire pourra aussi procéder à la destruction des plans d’ambroisie aux frais des intéressés

Les bons réflexes :

Les plantes se trouvent sur votre terrain :

Assurez-vous ou faites vous confirmer qu’il s’agit bien de l’ambroisie.

Vous êtes responsable : agissez vous-même immédiatement et éliminez la avant la floraison.

Attention DANGER : Évitez les interventions lorsque la plante est en fleur. Si nécessaire, Protégez-vous lors des travaux d’élimination de l’ambroisie (arrachage notamment) en utilisant du matériel adapté : gants, lunettes et masque lors de la floraison. Hors période de floraison, une paire de gants suffit.

Si vous ne pouvez pas exécuter la lutte vous-même, faites appel à :

·         Une entreprise d’entretien d’espaces verts

·         Une association (souvent d’insertion) réalisant ce type de travaux

Les plantes se trouvent sur un terrain qui ne vous appartient pas :

 ·         S’il y a seulement quelques plants : je l’arrache !

·         S’il y a en a beaucoup : je signale la zone infestée par un des moyens suivants :

§  www.signalement-ambroisie.fr

§  L’application mobile Signalement-ambroisie

§  email : contact@signalement-ambroisie.fr

§  téléphone : 0 972 376 888

Votre signalement sera communiqué au référent communal concerné qui engagera les actions nécessaires à l’élimination des plants.

Le comportement civique du citoyen :

·         observer et agir lorsqu’on le peut.

·         prévenir les propriétaires

·         alerter la municipalité

Ensemble ne la laissons plus fleurir !

La lutte contre l’ambroisie est l’affaire de tous et de la responsabilité de chacun